La ligne 19 Val d’Oise est devenue un enjeu central d’égalité territoriale et de mobilité. À l’occasion du comité de soutien et de la présentation de la première étude d’opportunité, la majorité départementale réaffirme sa détermination à obtenir un acte 2 du Grand Paris des transports.

Un déséquilibre territorial et fiscal devenu intenable
Le Grand Paris Express a transformé les mobilités franciliennes. Mais il a aussi mis en lumière un déséquilibre profond au détriment de la grande couronne, et en particulier du Val d’Oise.
L’étude présentée est sans ambiguïté :
les entreprises du Val d’Oise contribuent autant au financement du Grand Paris Express que celles de l’Essonne ou des Yvelines, mais ne bénéficient aujourd’hui que d’une seule gare, là où ces départements disposent de deux lignes de métro.
La Seine-et-Marne compte quant à elle quatre gares, pour une contribution inférieure.
Cette situation n’est ni équitable, ni soutenable.
Elle justifie pleinement l’ouverture d’un acte 2 du réseau de transport du Grand Paris, afin de rééquilibrer l’offre au profit des départements de grande couronne. C’est le sens de l’appel porté collectivement par les élus du Val d’Oise dans la perspective du SDRIF-E 2040.
La grande couronne ne peut plus être pensée comme un simple territoire de rabattement vers Paris. Elle est un espace de vie, d’emplois, de production et d’innovation à part entière.

La ligne 19 : un choc de mobilité au service de l’intérêt général
Dans le corridor étudié, près de 580 000 actifs utilisent chaque jour les transports en commun.
Dans le Val d’Oise, 38 % des actifs passent plus de deux heures par jour dans les transports, un chiffre nettement supérieur aux autres départements franciliens. Ces temps de trajet excessifs pèsent sur la qualité de vie, l’activité économique et détournent trop souvent vers la voiture.
La ligne 19 répond directement à cette réalité.
Elle constitue un choc de mobilité :
- en réduisant massivement les temps de trajet,
- en rompant avec la logique des correspondances multiples,
- en fiabilisant les déplacements du quotidien,
- en connectant mieux les bassins d’emplois, les pôles de recherche et les territoires agricoles.
Ce projet ne remet pas en cause le réseau existant : il le complète intelligemment, là où les usages, les flux et les déséquilibres le rendent indispensable. Une connexion future entre les lignes 18 et 19 s’inscrit pleinement dans cette logique.
Une étude d’opportunité qui confirme la faisabilité et la pertinence du projet
Les travaux menés par Systra France et Mensia constituent une étape décisive.
Cette étude d’opportunité n’est ni théorique, ni hors-sol. Elle apporte des éléments objectivés, chiffrés et comparés, qui confirment les besoins exprimés sur le terrain.

Les conclusions sont claires :
- le projet de ligne 19 est techniquement faisable,
- pertinent du point de vue des usages,
- performant en matière de fréquentation,
- et compétitif en coût par kilomètre au regard des autres lignes du Grand Paris Express.
La ligne 19 représente du temps rendu aux habitants et de l’attractivité rendue au territoire. Elle n’est pas une revendication partisane, mais une réponse à l’intérêt général.
La majorité départementale reste pleinement mobilisée. La réussite de la ligne 19 reposera sur un travail collectif et exigeant entre l’État, la Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités, la Société des Grands Projets et l’ensemble des départements franciliens.
Le Val d’Oise est prêt à prendre toute sa part dans cet acte 2 du Grand Paris des transports.